Ange et Messaline : concert complice samedi à la Tannerie de Bourg

A l’occasion de ses cinquante ans, « le plus célèbre des groupes français à être passé inaperçu » propose deux heures de picorage à travers les âges… et les Ange, tant est multiple cette œuvre monumentale. Menés par le séraphique Eric « Chattos » Martelat, les métalleux de Messaline assurent une nouvelle fois la première partie de leurs proches parents. Samedi 7 mars à la Tannerie.   
/Photo Alexandre MARCHI

« Deux heures de picorage à travers les âges ». C’est ce que promet Christian Décamps pour le concert de samedi à la Tannerie. L’occasion de revisiter cinquante ans d’une œuvre monumentale, hors-temps, hors-pistes, hors tout et surtout du commun. L’occasion pour un public majoritairement « boomer » de se remettre dans l’oreille cette poésie unique, ces Caricatures truculentes que l’on apprenait par cœur sur les bancs du lycée au détour des années 70.

Fils de Mandrin ou de Lumière, à cheval entre trivial et médiéval, Ange a toujours fait dans la démesure à l’image du massif central Christian Décamps, ce Falstaff du rock progressif, pour qui chaque concert est une orgie.

/Photo Marc DAZY

Rock progressif ? Lui, préfère « évolutif », avec juste raison tant le groupe est passé du coq à l’âne (à l’âme, dirait ce joueur de mots) en un demi-siècle. Du pourpoint moyenâgeux au kimono de karatéka, de la redingote de trimardeur au poncho de guérillero, du rock expérimental à la comédie musicale via le métal, la chanson-chanson, le folk boisé ou la ballade de pleine lune. Entre autres. On défie quiconque de ne pas trouver sa part des Ange dans cette caverne d’Ali Baba (… sur les fesses du Bon Dieu, pour citer le titre d’un livre de Décamps) étonnamment cohérente dans son désordre apparent.

Question line up, des angelots diaboliques ont suppléé les membres historiques. Tristan Décamps, fils de Christian, a pris la place de son oncle Francis depuis plus de vingt ans. « Il amène sa voix et des arrangements de claviers atypiques » note son père pas peu fier. A noter que Tristan présentera son spectacle « L’Extraordinairarium », en avril aux Arts dans l’R de Péronnas.

Messaline, Chattos et la Bressane connection

Le fils spirituel pourrait être Eric « Chattos » Martelat. Le chanteur de Messaline a hérité de son mentor et néanmoins ami la voix, une verve foutrement moyenâgeuse, la théâtralité ainsi qu’un goût immodéré pour la grivoiserie et la mise en abyme. Il est à l’origine de la Bressane connection de Décamps & co, lui qui a invité Ange des comptes de fois et assuré ses premières parties. Même si Messaline verse dans le hard et le rock’n’roll rentre-dedans, la parenté/complicité est évidente, et ça le fait toujours.

Les deux groupes partageront une nouvelle fois le plateau ce samedi 7 mars à la Tannerie de Bourg. Ange en dédicace à 18h00. Ouverture des portes à 19h30. Premier concert à 20h00. 25 €. Se hâter. Il reste une cinquantaine de places disponibles au guichet.

Lire aussi l’interview de Christian Décamps. « Je suis plus obstiné qu’abstinent !»

/Photo Alexandre MARCHI

Dark Mazy

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